📅 Avril 2026 | Ottawa (Ontario)
En partenariat avec la RVDA du Canada, la CCRVA porte la voix de ses membres à la Colline du Parlement chaque année. Les membres du conseil d’administration rencontrent des députés, des sénateurs et des membres du personnel ministériel afin de faire progresser les enjeux politiques qui permettent de maintenir les terrains de camping canadiens ouverts et le camping accessible à tous les Canadiens. Les priorités de plaidoyer pour 2026 sont décrites ci-dessous.
Impact économique de l'industrie
Priorités de plaidoyer 2026
La CCRVA fait progresser trois dossiers prioritaires auprès du nouveau gouvernement fédéral en 2026. Chaque enjeu a une incidence directe sur la viabilité des terrains de camping privés du Canada et sur la capacité des Canadiens à accéder à des activités récréatives de plein air abordables et accessibles d'un océan à l'autre.
Modifier la Loi de l’impôt sur le revenu afin de classer les petits terrains de camping familiaux comptant moins de cinq employés à temps plein à l’année comme des entreprises actives, les rendant ainsi admissibles à la déduction pour petites entreprises.
La Loi de l’impôt sur le revenu classe actuellement les petits terrains de camping familiaux comme des « entreprises de placement déterminées » – au même titre que les propriétés locatives et les portefeuilles d’investissement – alors même que la gestion d’un terrain de camping exige une implication directe, une gestion à l’année, du personnel saisonnier et un service client actif. Par conséquent, les propriétaires de terrains de camping sont imposés à un taux pouvant atteindre 50 %, comparativement à la déduction de 15 % pour petites entreprises dont bénéficie la quasi-totalité des autres petites entreprises au Canada. De plus, l’application de cette classification est incohérente : les exploitants de terrains de camping font l’objet de réévaluations au cas par cas par l’ARC, ce qui crée une grande incertitude dans tout le secteur. Ce manque de prévisibilité empêche les exploitants de planifier, d’investir et d’exploiter leurs terrains avec assurance, malgré le fait qu’il s’agisse fondamentalement d’entreprises de services dynamiques. Lorsque les propriétaires de terrains de camping ne peuvent réinvestir en toute confiance, les campeurs en subissent les conséquences : les prix augmentent, les services se dégradent et les terrains ferment. Cette solution ne nécessite aucune nouvelle dépense : elle vise simplement à uniformiser les règles du jeu et à offrir aux exploitants de terrains de camping le même traitement fiscal juste et prévisible que toutes les autres petites entreprises au Canada.
Combler le déficit croissant d’approvisionnement en électricité dans les régions rurales et éloignées du Canada — grâce à la modernisation du réseau, aux partenariats public-privé, aux investissements stratégiques et aux incitations ciblées — afin que les terrains de camping puissent continuer à servir les Canadiens à mesure que la demande en électricité augmente et que les déplacements en véhicules électriques deviennent la norme.
Le défi auquel sont confrontés les terrains de camping ruraux ne se résume pas au financement des bornes de recharge pour véhicules électriques ; il s’agit d’un problème fondamental d’approvisionnement en électricité. Nombre de terrains de camping ruraux et éloignés fonctionnent déjà à la limite de la capacité du réseau électrique disponible, et cet écart ne fera que se creuser à mesure que la demande en électricité augmentera. L’adoption des véhicules électriques, la technologie de plus en plus énergivore des véhicules récréatifs et les attentes accrues des clients accélèrent une crise déjà existante. Sans mesures visant à stimuler l’approvisionnement global en électricité et la capacité du réseau dans les régions rurales du Canada, les terrains de camping seront incapables de répondre à la demande actuelle, sans parler des besoins futurs. Il s’agit d’un problème d’infrastructure systémique qui exige une réponse globale : modernisation du réseau, investissements stratégiques, partenariats public-privé avec les fournisseurs de services publics, incitatifs pour les exploitants qui investissent dans les améliorations et recherche appliquée sur les solutions hors réseau pour les milieux les plus isolés. Les terrains de camping ne peuvent pas résoudre à eux seuls un problème d’infrastructure d’approvisionnement, et les Canadiens qui dépendent d’eux pour des loisirs de plein air abordables en subiront les conséquences si le gouvernement n’agit pas.
Créer un Fonds d’atténuation des catastrophes et de secours aux entreprises (DMBRF) spécifiquement conçu pour les exploitations de terrains de camping saisonniers — fournissant un financement de rétablissement rapide et un soutien proactif en matière d’atténuation des risques afin que les destinations de camping puissent survivre et rouvrir après les catastrophes.
Les saisons des feux de forêt et des inondations au Canada s'intensifient, et les terrains de camping, situés dans les forêts et le long des cours d'eau que les Canadiens affectionnent particulièrement, sont en première ligne. Lorsqu'un terrain de camping est détruit, la plupart des programmes d'aide aux sinistrés du gouvernement ne s'appliquent pas, car ils sont conçus pour les entreprises ouvertes toute l'année. Les exploitants saisonniers ne sont pas admissibles et se retrouvent largement livrés à eux-mêmes. Nombre d'entre eux ne rouvrent jamais. Lorsqu'un terrain de camping ferme définitivement ses portes après une catastrophe, la perte n'est pas seulement une perte commerciale : c'est la perte d'accès à une destination sur laquelle les communautés et les familles comptaient, parfois depuis des générations. Un Fonds d'aide aux victimes de catastrophes (FAVDC) dédié permettrait d'apporter un soutien rapide au rétablissement et de financer des mesures proactives pour aider les terrains de camping à résister aux futures catastrophes.
Journées de plaidoyer précédentes
En 2024, les représentants de la CCRVA et de la RVDA du Canada ont rencontré des parlementaires le 17 avril pour faire avancer trois enjeux prioritaires : l’admissibilité des petites entreprises aux terrains de camping (modification de la Loi de l’impôt sur le revenu), l’expansion, l’ajout et l’amélioration des terrains de camping, l’atténuation des catastrophes et le financement du secours aux entreprises, et l’amélioration de l’infrastructure électrique.
La session de 2024 a marqué une étape importante dans l'établissement de relations parlementaires autour de la question de la classification fiscale des terrains de camping, jetant les bases du cadre de plaidoyer de 2026.
Des représentants de l'Association des concessionnaires de véhicules récréatifs (ACVR) du Canada et de l'Association canadienne du camping et des véhicules récréatifs (ACVR) ont rencontré virtuellement des parlementaires pour discuter des mesures de relance nécessaires pour soutenir l'industrie des véhicules récréatifs et du camping après la pandémie, ainsi que de la nécessité de mettre en œuvre un régime fiscal équitable pour les terrains de camping partout au Canada.
La pandémie a fortement perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales et le secteur des véhicules récréatifs. Les ventes de VR ont chuté en raison des confinements et des fermetures obligatoires liés à la COVID-19, et les concessionnaires continuent de faire face à des difficultés d'approvisionnement et de gestion des stocks. « On entrevoit une lueur d'espoir, mais la situation reste fragile. Avec l'intensification de la campagne de vaccination, le gouvernement fédéral doit se concentrer sur le soutien continu aux entreprises en difficulté et sur une aide ciblée à la relance pour des secteurs clés comme celui des VR et du camping », a déclaré Gord Bragg, président du conseil d'administration de la RVDA.
En 2019, l’industrie des véhicules récréatifs a généré 67 200 emplois et des dépenses totales de 6.2 milliards de dollars, avec plus de 4 231 terrains de camping exploités partout au Canada. Plus de 5.8 millions de Canadiens – soit 22 % de la population adulte – pratiquaient le camping comme mode de vie, les terrains de camping privés offrant une activité abordable et conviviale aux familles de la classe moyenne, particulièrement appréciée durant les restrictions de voyage liées à la pandémie.
Enjeux et politiques
1. Classification fiscale des petites entreprises
L’Association canadienne des propriétaires de terrains de camping (ACPP) a fortement plaidé pour que le gouvernement du Canada reconnaisse les revenus des terrains de camping comme des « revenus d’entreprise active » aux fins de l’admissibilité à la déduction pour petites entreprises. Les petits terrains de camping privés risquaient une hausse d’impôt de près de 300 % en vertu de la classification « Entreprise d’investissement déterminée » – une désignation ambiguë sujette à interprétation par l’Agence du revenu du Canada (ARC). « Cela représente une préoccupation majeure non seulement pour les petits terrains de camping privés, mais aussi pour l’ensemble du secteur des véhicules récréatifs et du camping », a déclaré Robert Trask, président de l’ACPP. La menace d’une nouvelle cotisation a incité les propriétaires de terrains de camping à freiner leurs investissements dans les infrastructures et à freiner l’embauche de personnel saisonnier, alors même que le secteur du camping était plus important que jamais.
2. Agrandissement et infrastructure du terrain de camping
Alors que les activités liées aux véhicules récréatifs étaient en plein essor, le nombre de destinations de camping disponibles diminuait. Partout au Canada, les emplacements étaient réservés des mois à l’avance, ce qui soulignait le besoin urgent de nouvelles destinations et d’une expansion de celles existantes. L’Association canadienne des campings récréatifs (ACCR) a demandé au gouvernement de collaborer avec l’industrie afin d’accroître le nombre de campings fédéraux, provinciaux et privés, et de soutenir les améliorations d’infrastructure, notamment le Wi-Fi, les services et la mise à niveau des parcs de VR pour permettre l’utilisation de véhicules électriques. L’ACCR a également réclamé une augmentation du financement de Destination Canada pour promouvoir le tourisme intérieur.
« Ensemble, les industries des véhicules récréatifs et des terrains de camping jouent un rôle important dans la santé du secteur touristique canadien et contribuent de façon significative à l’économie du pays. Il est essentiel pour l’industrie des véhicules récréatifs d’élaborer des politiques qui soutiennent tous les types de voyages et de tourisme et de reconnaître le tourisme en véhicules récréatifs comme une activité touristique prospère après la pandémie », a conclu Trask.
Des représentants de l'Association des concessionnaires de véhicules récréatifs (ACVR) du Canada et de l'Association canadienne du camping et des véhicules récréatifs (ACVR) se sont rendus sur la Colline du Parlement le 2 mai 2019 pour discuter des répercussions des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium sur l'industrie et de la nécessité de mettre en œuvre un régime fiscal équitable pour les petits terrains de camping privés partout au Canada.
Le secteur des véhicules récréatifs, comme de nombreuses autres industries, fait partie d'un marché nord-américain intégré. Avec 95 % des véhicules récréatifs importés des États-Unis, l'acier et l'aluminium sont des composants essentiels à leur fabrication, et la hausse des coûts due aux tarifs douaniers a eu un impact considérable sur leur accessibilité. L'Association canadienne des véhicules récréatifs (ACVR) et l'Association canadienne des véhicules récréatifs (ACVR) ont demandé au gouvernement du Canada de maintenir la pression sur les États-Unis afin d'obtenir la levée des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium, et que la ratification de l'ACEUM au Canada soit subordonnée à cette levée.
Concernant la fiscalité des terrains de camping, la CCRVA a continué de plaider en faveur de modifications à la Loi de l'impôt sur le revenu afin de clairement distinguer les petits terrains de camping familiaux comptant moins de cinq employés à temps plein comme « entreprises actives » admissibles au taux d'imposition des petites entreprises. « En l'état actuel des choses, les petits terrains de camping risquent une augmentation d'impôt de 300 %, ce qui représente une menace importante non seulement pour les petits terrains de camping privés, mais aussi pour l'ensemble du secteur des véhicules récréatifs et du camping », a déclaré Robert Trask, président de la CCRVA.
« Un régime fiscal équitable de l’Agence du revenu du Canada est essentiel pour que les terrains de camping privés canadiens puissent réaliser les investissements et les améliorations infrastructurelles nécessaires qui permettront aux Canadiens et aux visiteurs de profiter pleinement de tout ce que le Canada a à offrir », a poursuivi Trask.
Le camping et les véhicules récréatifs au Canada génèrent des retombées économiques considérables. En 2017, l’industrie du VR a soutenu 66 000 emplois et généré des dépenses totales de 6.1 milliards de dollars, avec plus de 4 231 terrains de camping – dont 2 347 privés – en activité partout au Canada.